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dimanche 25 octobre 2015

Vladimir Poutine en Syrie : Guerre et paix, revisité



Par Pepe Escobar – Le 23 octobre 2015 – Source Asia Times


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Et bien entendu, il a cité Tolstoï.

Le président russe Vladimir Poutine a encore fait flèche de tout bois lors de la XIIe édition du club de discussion de Valdaï à Sotchi, en faisant ressortir toute la gravité de la réalité géopolitique actuelle.

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Poutine à Valdaï

Au rayon CD des plus grands tubes de la politique étrangère et de la stratégie militaire comparées, l’allocution se qualifie déjà partout comme lecture obligée des cours de sciences politiques. Le discours au complet de Poutine, suivi d’une série de questions et réponses cruciales, se trouve ici. La vidéo du discours est .

Passons tout de suite à quelques faits saillants incontournables.

À propos des rebelles modérés en Syrie :

« Nous ne devrions pas jouer avec les mots et diviser les terroristes entre modérés et non modérés (…). La différence, selon les spécialistes [l’équipe Obama], c’est que les bandits modérés décapitent les gens avec douceur (…). On ne peut vaincre les terroristes si on utilise certains d’entre eux comme bélier pour renverser des régimes qui déplaisent, (car) il est illusoire de croire qu’on pourra en venir à bout (plus tard), les chasser du pouvoir et négocier avec eux d’une façon ou d’une autre. »

À propos de la partition de la Syrie :

« La division territoriale de la Syrie est inacceptable. Cela ne réglera pas le conflit. Le conflit va revêtir un caractère permanent. Rien de bon n’en sortira. (…) Imaginez un instant qu’en prenant Damas ou Bagdad, les groupes terroristes obtiendraient pratiquement le statut de gouvernement officiel. Une tête de pont pour une expansion mondiale serait ainsi créée. A-t-on réfléchi à cela ? »

À propos de la campagne aérienne de la Russie en Syrie :

« Je tiens à souligner de nouveau qu’elle est tout à fait légitime et que son seul objectif est de contribuer à établir la paix. »

Poutine fait une distinction claire entre l’objectif de Washington (Assad doit partir) et l’objectif de Moscou, qui est de combattre le terrorisme salafo-djihadiste sous toutes ses formes avant qu’il n’atteigne la Russie.

À propos du dossier nucléaire iranien :

« L’hypothétique menace nucléaire de l’Iran n’est qu’un mythe. Les USA ont tenté de détruire l’équilibre stratégique pour mieux assurer leur domination et dicter leur volonté à tous, y compris à leurs adversaires géopolitiques et à leurs alliés. »

À propos des armes nucléaires :

« Nous étions en droit de nous attendre à ce que les travaux d’élaboration du système de défense antimissile des États-Unis cessent. Mais ce n’est pas le cas et les travaux se poursuivent. C’est un scénario très dangereux et nuisible pour tous, y compris pour les États-Unis. La dissuasion nucléaire a commencé à perdre de sa valeur, et certains se bercent même de l’illusion qu’une grande victoire de l’une des parties est possible dans un conflit mondial, et ce, sans conséquences irréversibles pour le gagnant, s’il devait y en avoir un. »

Dans un monde idéal, ce discours serait accueilli comme un bel exemple de realpolitik. Sauf que nous vivons dans l’ombre de l’Empire du Chaos, un monde où dominent la novlangue [orwellienne] et les hauts cris hystériques des néocons et néolibérauxcons.

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Obama et Georges Orwell

Un monde où l’Irak avait des armes de destruction massive, où l’Iran fabriquait une bombe nucléaire, où les listes de personnes à abattre [de manière extrajudiciaire] sont légitimes, où Al-Qaïda en Syrie est composé de rebelles modérés, où la Russie, la Chine et l’Iran constituent pour le Pentagone des menaces pires que EIIS / EIIL / Da’ech, où le Pentagone croit qu’il peut remporter une guerre contre ces menaces (Russie, Chine et Iran) sans subir de conséquences. Un monde où la guerre, c’est la paix.

Ces chers penseurs saoudiens…

Examinons maintenant la réalité sur le terrain. Il serait illusoire d’espérer que Washington, Ankara, Riyad et Doha laissent tout simplement tomber la Syrie après toutes ces années passées à soutenir, former et armer la galaxie salafo-djihadiste pour obtenir un changement de régime. Poutine et le Kremlin savent aussi que ces protagonistes ne peuvent plus livrer directement des armes aux rebelles modérés, parce que leurs intentions sont dorénavant exposées au vu et au su de l’opinion publique mondiale.

Ils ne peuvent plus les armer ? Ça reste à voir…

Sur le terrain, le long de la ligne Sykes-Picot en ruines en Syrak, ce qui se passe maintenant met essentiellement aux prises les 4+1 (Russie, Iran, Syrie, Irak et Hezbollah), qui ont formé un centre de renseignements conjoint à Bagdad, et le tandem Otan-CCG (Turquie, Arabie saoudite et Qatar). Une guerre par procuration complexe est en cours et déclenche dans son sillage son lot d’alertes rouges.

Des problèmes, des problèmes partout. Commençons par ces larbins du Conseil de coopération du Golfe (CCG). La maison des Saoud est en pleine crise d’apoplexie, provoquée par la résurgence politique, diplomatique et commerciale imminente de l’Iran, sans oublier les gains qu’engrange Téhéran sur les fronts syrien et irakien.

Parallèlement, ces fanatiques barbares qui se font passer pour des imams en Arabie saoudite appellent au djihad contre… la Russie. Les penseurs (?) saoudiens souhaitent que Riyad dirige une coalition contre les vestiges de l’Armée arabe syrienne, le Hezbollah et les conseillers iraniens afin d’accélérer le changement de régime à Damas.

Il convient de se rappeler que les Saoudiens font déjà partie de ce que j’appelle la Coalition des opportunistes tordus (COT), que Washington dirige de l’arrière. Ce qu’omettent de dire ces penseurs saoudiens, c’est que leur nouvelle coalition serait directement confrontée à l’armée de l’air russe.

Mais le degré absolu de la bêtise pathétique a été atteint lorsque le Qatar a appelé à une intervention militaire directe en Syrie. Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khalid al-Attiyah, a dit ceci à CNN : « Nous n’épargnerons aucun effort, quel qu’il soit, avec nos frères saoudiens et turcs pour mettre en œuvre tout ce qui protège le peuple syrien et la Syrie d’une partition. »

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Un avion russe en Syrie

Devant un tel niveau de démence géopolitique, il ne reste plus qu’à citer un autre joueur dément, l’instigateur de djihad Bandar Bush (il a déjà menacé Poutine en personne, rien de moins !) qui avait dépeint le Qatar (avec raison) comme 300 personnes et une chaîne de télévision. Laissons aux penseurs du CCG le soin d’imaginer les F-16 saoudiens et qataris bombardant les forces armées iraniennes juste à côté de la base aérienne russe à Lattaquié, et leur réduction en poussière par quelques soukhoïs… et quoi encore ? La déclaration de la Troisième Guerre mondiale par le Pentagone ?

Couronnons le tout par un sketch à la Monty Python, où l’on voit le roi (sénile) Salmane d’Arabie saoudite et le mini-émir du Qatar délibérer, entourés de bouteilles de whisky et de cognac et de danseuses lascives, sur la possibilité d’entrer en guerre contre la Russie et l’Iran uniquement pour permettre à al-Qaïda en Syrie de préparer un changement de régime à Damas.

Il est toujours éclairant de garder à l’esprit ces mots de l’écrivain tunisien Hamadi Redissi : « Les thèses de l’Islam millénariste, misanthrope, indompté, belliqueux, antichrétien, antisémite et misogyne se trouvent à l’état brut dans le wahhabisme », ou encore ceux de l’écrivain algérien Boualem Sansal : « Le monde arabe de papa (…) sera fini lorsque tombera le dernier dictateur et que sera brisé ce machin absurde, l’Arabie saoudite, club de faux princes arrogants et cruels, qui se pose en gardien de la mythique race arabe et du véritable Islam. »

La situation n’est guère plus brillante à la cour du Grand Turc salafiste en complet bleu, le Sultan Erdogan.

Si jamais il y avait une véritable coordination entre Moscou et Washington (appuyons fort sur le si) pour sceller la frontière entre la Syrie et la Turquie, où une zone d’exclusion aérienne de facto sous le contrôle de la Russie existe déjà, cela couperait non seulement les voies d’approvisionnement de EIIS / EIIL / Da’ech, mais aussi celles des rebelles modérés d’al-CIAda.

Trois conséquences en découleraient aussitôt : 1) pas de zone protégée au nord de la Syrie établie par des brigades turkmènes (c’est déjà chose faite) ; 2) aucune possibilité d’annexion d’Alep par Ankara ; 3) abandon de tous les plans soigneusement préparés en vue de la construction de cet infâme gazoduc s’étendant du Qatar à la Turquie en passant par la Syrie pour approvisionner les clients européens, une des clés de voûte dans l’origine de la tragédie syrienne.

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Le présomptueux sultan Erdogan ne s’en remettrait jamais.


La paix est-elle encore la guerre ?

Au moment même où Bagdad fait des progrès dans sa lutte contre EIIS / EIIL / Da’ech – progrès passés sous silence dans les médias institutionnels occidentaux embarrassés au point de vouloir se faire oublier –, Moscou continue de faire pression pour que prime la voix de la raison.

Image en ligneAssad et Poutine au Kremlin

L’apparition spectaculaire de Bachar al-Assad à Moscou – qui a rendu les néocons et les néolibérauxcons fous furieux – incluait même un dîner au plus haut niveau avec Poutine, Medvedev, Lavrov et Choïgou. L’illustration ne pouvait être plus éloquente. La priorité est de combattre les brutes du califat jusqu’à les faire disparaître, tout en menant un dialogue politique. Un changement de régime ne fait pas partie de la donne.

Poutine en a informé le sultan Erdogan et le roi Salman par téléphone. Puis les ministres des Affaires étrangères de la Russie, des USA, de la Turquie et de l’Arabie saoudite se sont réunis à Vienne vendredi pour discuter de la feuille de route politique. Moscou doit convaincre Riyad que Téhéran doit aussi se retrouver à la table de négociations. C’est l’évidence même, mais essayez de raisonner avec ces penseurs saoudiens. Même John Kerry s’est montré raisonnable pour une fois, en soulignant que tous les pays qui ont un intérêt en Syrie, y compris la Russie et l’Iran, reconnaissent le besoin d’établir une Syrie unifiée, laïque et pluraliste gouvernée avec l’assentiment de sa population.

En extrapolant à partir du discours de Poutine, voilà où nous en sommes en matière de guerre et de paix. Sauf que nous vivons dans un monde de fous, où la guerre c’est la paix, livrés au suspense dans l’attente de ce que nous réserve encore un groupe de wahhabites à l’esprit dérangé.


Traduit par Daniel, relu par jj et Diane pour le Saker francophone.


Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos

Hassan Nasrallah: « Death to America, to Israel and to the Saoud »

Speech by Sayed Hassan Nasrallah, Secretary General of Hezbollah, on October 24, 2015, on the occasion of Ashura, commemoration of the martyrdom of Imam Hussein.
Transcript:


On behalf of this massive rally in favor of [Imam] Hussein we renew our loud and vehement denunciation of the US-Saudi aggression against the oppressed people of Yemen and we condemn these Saudi violations against everything sacred in Yemen under the eyes and within earshot of the world, who remains silent about the biggest massacres perpetrated now by the Saud dynasty, under the cameras of the world media. [Audience: Death to the Saud dynasty!]

I confirm our position alongside the Yemeni people's Resistance its army, its popular committees and its Islamic and nationalist forces,
and we are proud of their heroic resistance and are confident of their next victory whatever abilities and resources deployed against them, because their pure blood will triumph over the tyrants' swords and invaders.

Likewise, we condemn the crackdown by Saudi Arabia and the Gulf countries of the people of Bahrain, rebel, oppressed, believing and steadfast, and at the same time, determined to get his rights in terms of freedom, sovereignty and honor, regardless of the repression and terror against him.

And we sympathize and ask God's mercy for pilgrims to the House of God in Mina the number of victims exceeded, according to latest figures, 2200 martyrs plus a large number of missing to date, because of neglect, failure and incompetence of the Saudi regime in its service and protection of pilgrims to the Holy House of God. And we call again to investigate this appalling slaughter and be careful not to forget the terrible catastrophe that must burn in our memories forever.

We, today, the children of [Imam] Hussein, peace be upon him, we declare to the United States, Israel, to the dynasty of Saud, to [ISIS] takfiris: "By God, no, by God, we will never pledge you allegiance, it would be a humiliation,and we will never submit like slaves." [Imam Hussein]. We are people of jihad, of Resistance."[Any] humiliation [is] far from us!" [Imam Hussein]. Is not this the school of [Imam] Hussein, peace be upon him, the one who taught us to make the decisive choices?

As we declare at every opportunity, especially last night [9th day of Muharram, the last before the martyrdom of Imam Hussein] still, even today, all those who embody Yazid [b. Mu'awiya, who ordered the killing of Imam Hussein] by their tyranny, their arrogance, their cruelty, their aggression against Islam, against the values ​​of Islam, they confront us with an alternative (two choices), and as for us, the choice is clear: "The bastard [Yazid] son ​​of a bastard [Mu'awiya]..." At all times and in all places, [it will stay our slogan]. Yazid and Ibn Ziyad, and those who embody today fully Yazid and Ibn Ziyad [murderers of Imam Hussein].

"The bastard [Yazid] son ​​of a bastard [Mu'awiya] has forced us to make a choice between two things, between the sword [death] and humiliation: [Any] humiliation [is] far from us! " ["We would rather die a hundred times instead of enduring humiliation." Imam Hussein]. Who forbids us humiliation? Who forbids us humiliation? "God forbids such a thing..." This is not a personal feeling, a personal resolution, indoor oath of some people who, by God, ardently would seek martyrdom, no.

"God forbids such a thing, His Prophet and the believers, lofty souls, the enthusiastic proud [nose],they forbid us to choose obedience to a criminal draw honorable people [= martyrdom]." [Audience: "At your service, O Hussein!"]

And in this [resistant] way of [Imam] Hussein and [his sister] Zeynab, what do we have to wait for, you and me, if not the dignity, honor, greatness and victory, glory in the name of [Imam] Hussein's soul and culture, and the blood of Hussein victorious over the sword of Yazid, at all times, and in the name of Zaynab, Zaynab's wisdom, patience, courage, there will be for anyone who takes this path, nothing but victory, honor, greatness and dignity.

We reiterate, in the tenth day [of Muharram], our allegiance to Hussein, peace be upon him, and assure him: O our master and our imam, by our blood, our tears, our breath, our soul, the flesh of our flesh [our children], we will assume and realize your goals, we will take responsibility for your Islam, your blood, and we shall overcome them by the sword of any tyrant, arrogant invader, occupier, and renew you, in this day of ours, and all the days, years, and centuries to come, our allegiance, our love and our unwavering commitment to your rescue: "At your service, O Hussein!" [Audience: "At your service, O Hussein!"]

dimanche 11 octobre 2015

Embezzlment and Neo-Colonialism: The French Secular Mafia in Lebanon




A conflict opposed the pupil’s parents of the Grand Lycée Franco-Libanais (GLFL) in Beirut to the French Secular Mission (MLF) since the beginning of 2015. It could be solved only thanks to the strong mobilization of pupil’s parents and the involvement of the Lebanese Courts and press, which could force the French Secular Mission to respect the law and the Lebanese judicial decisions condemning its illegal practices. Here is a summary of the case, the timeline of which can be followed on the blog of pupil’s parents of GLFL.

These processes of the French Secular Mission (threats and blackmail against parents, psychological violence against children, embezzlement, disregard for Lebanese sovereignty and law, etc., with the direct involvement of Jean-Christophe DEBERRE, General Manager of the MLF), similar to what I experienced in Egypt, confirm the overall mafia system of the MLF.


See also my personal story in Cairo: Clientelism and Children-as-Kings: The French Secular Mission's Carpetbaggers (http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/09/the-french-secular-mafias-carpetbaggers.html)



Indignation of the pupil’s parents of the Grand Lycée Franco-Libanais (Elementary, Middle and High School – Beirut, Lebanon)
I have the honour to address you as a parent of pupils of the Grand Lycée Franco-Libanais (GLFL).

Since the beginning of 2015, a conflict opposes us to the French Secular Mission (MLF) and the direction of GLFL. During a long adversarial process, some actions of the MLF have exceeded the limits of democratic debate, attaining a level unworthy of a French institution responsible for the education of thousands of students worldwide. Now that the conflict has subsided, we believe it is necessary for us to report such acts in order to maintain traceability and allow the appropriate conclusions to be drawn.

In early January, the Parents’ Committee of the GLFL (CDP-GLFL) refused to approve the budget of the GLFL and this on the basis of the powers given to it by the Lebanese law (Law 515). This decision is fully justified and thought through. In fact, did you know, for example, that:

·   in six years, the average tuition fee at GLFL has doubled. It increased from 4.5 million LBP ($3,000) to 9,000,000 million LBP ($6,000), while the consumer price index rose by only 21% over the same period. The current tuition fee is 14 times the minimum wage in Lebanon!
·   the budget of the GLFL submitted to the Ministry of Education in Lebanon does not represent the actual budget as consolidated by the MLF, and the GLFL generates revenues external to the budget, not declared to the Ministry, estimated at about $400,000 annually!
·   the post of budgetary expenditure entitled “Owner Compensation”, ie the amounts transferred to the MLF which are therefore not allocated to the operation of GLFL, increased from $300,000 in 2010/2011 to $1.5 million in 2014/2015, an increase of 500% over five years!
·   despite inflation close to 0% and a negligible increase in the number of pupils, the budget for the year 2014-2015 predicted an increase in operating costs of 30% compared to the operating costs of 2013-2014!
·   MLF has refused to provide the accounting balance sheet for the year 2014/15 (actual expenditure), contrary to what is stipulated by Lebanese law.
·   MLF has started work on a gigantic construction site. This is an investment of around $20 million, which directly affects the tuition paid by parents. However, parents must suffer this heavy burden without even being consulted.


We chose to put our children in the GLFL so they benefit from an education that emphasizes a critical and scientific spirit; an education that teaches our children how to argue to convince and how to demonstrate to conclude. An education favouring reason and reasoning. However, based on these principles and in these conditions of non-transparency and non-access to the real data of expenditure, how would you like the CDP-GLFL to approve the budget? Should it approve it blindly, with no convincing explanation, as the MLF has repeatedly asked for?

The requests of the CDP-GLFL are not limited only to the financial aspect. On the contrary, we presented to the MLF a series of basic proposals, covering the pedagogical and educational component (e.g.: implementation of a replacement system for absent teachers: classes remained without teachers for weeks, etc...).

Unfortunately, the downgrading in the rate of increase of tuition and commitment of the MLF to the application of part of our educational requests, have been acquired after a long and tedious legal process and the involvement of the special  Court of justice which issued an emergency injunction.

Now that an agreement has been reached with the special Court of justice, it seems essential to assess the management of this conflict instigated by Mr. Deberre, Director General of the MLF.

·   It must first be noted that on two occasions the MLF refused to implement the decision of the Lebanese Minister of Education, despite repeated reminders from the Lebanese authorities. Newspapers in Lebanon have pointed to these behaviours reminiscent of the time of colonialism, where an association spurns the decisions of the executive power. The MLF complied to this decision only after an emergency judgement of the special Court.
·   The MLF and the direction of GLFL has used a variety of means of pressure in opposition to the position of the CDP: pressures on parents (refusal to issue the certificates for registration and end of year) on the pupils themselves (elementary school children have returned home in tears accusing their parents of wanting to close the school: a scandalous circular was distributed to pupils without an envelope), on teachers and staff (insinuations that the actions of the CDP would lead to the cancellation of their social rights), political pressures (MLF delegations visited the Lebanese Prime Minister and other senior judges and high magistrates). These actions seriously damage the image of France: are social conflicts resolved in this manner in France?
·   We must also focus on the content of the MLF releases distributed to the children and parents of the GLFL since June 2015. Here are some extracts:
    • Upon signing the agreement, the MLF and the direction of the GLFL harassed parents through messages and communications calling them to pay the rest of the tuition fee, under the Agreement, in an extremely short time to the establishment’s cashier’s desk and in cash only, on pain of having their children expelled, instead of waiting for the publication of the figures for the first quarter (one month later). “From Monday, September 14 and if the parents have not paid the full amount of the debt, their children will not be admitted to classes!”
    • “Do not compromise the education and the future of what you hold dearest in the world: your children!”
    • “(Register your children) at an institution in line with (your) financial means.”


Aside from the fact that these communications clearly reject the historical GLFL principle of “social diversity”, they were perceived as direct threats to our children. Are we not  in a situation of abuse of power over vulnerable people? Threatening our children with being excluded from classes, if parents do not pay within a few days, can this threat come from educators or teachers? The consequences of such acts will affect our children for life. This discriminatory attitude surprises us, especially since late payments are usually treated in a discreet, respectful manner, with an acceptable time scheme for payment. It is our duty to denounce this urgent request for payment accompanied by threats in stark contrast with the Convention on the Rights of the Child, the Universal Declaration of Human Rights and Republican principles to which the MLF must submit.

We hope we have clarified our position. We are also able to provide any supporting evidence to prove these claims.

Please accept the assurances of our highest consideration.

Pupil’s parents of the GLFL.

Translated from French by Jenny Bright